Kam

Jakob Lesage

Le kam (glottocode: kamm1249) est parlé dans 29 villages, dans Bali LGA, l'État de Taraba. Il y a actuellement quelque part entre 8 000 et 11 000 locuteurs du kam (novembre 2020). Le nom kam est un exonyme d'origine inconnue. Les locuteurs appellent eux-mêmes ɲí ŋwɔ̀m et leur langue et culture àŋwɔ̀m. La plupart des Kam parlent le kam, en particulier dans les villages les plus reculés. Cependant, de nombreux parents ne parlent que le haoussa à leurs enfants, et la plupart des aspects de la culture traditionnelle ne sont plus transférés aux générations futures. Depuis Greenberg (1963), le kam a été classifié comme une langue adamawa, mais sa relation avec le groupe adamawa et les autres langues avoisinantes n'a pas été étudiée en détail.

Borehole Rice farming

Traditionnellement, les Kam étaient des montagnards qui, selon la tradition orale, se sont installés dans les montagnes au nord de la rivière Kam il y a plus de mille ans. Kamajim, la capitale traditionnelle du pays kam, est située au pied des versants occidentaux de ces montagnes et reste toujours le lieu de résidence du roi traditionnel des Kam. Kamajim est interdit d’accès aux étrangers et est protégé par Sarkin Dawa, le roi politique des Kam, qui règle les questions politiques et les éventuels problèmes avec d'autres groupes ethniques. Aujourd'hui, les Kam sont principalement des agriculteurs et des pêcheurs. Leur culture principale est le sorgo, mais le riz, le maïs, les haricots et les pommes de terre sont également cultivés. Les Kam pratiquent également la chasse. Le lion est un symbole important pour les Kam, et on dit que les lions habitent toujours dans les montagnes en tant que gardiens du roi traditionnel des Kam. Les Kam revendiquent des liens étroits avec les Jukun et le royaume jukun de Kororofa. Les Jukun parlent une langue éloignée. Meek (1931) établit des parallèles entre la culture traditionnelle jukun et kam.

20-05-2017-kamajim-mountain 21-05-2017-bayaro-chief 02-01-2017-kamajim-harvest-dance 02-01-2017-gangtukamajim-dance

Il y avait très peu de recherches sur le kam avant le projet AdaGram. Une petite liste de mots a été recueillie par Charles Meek (1931), et une autre par Ulrich Kleinewillinghöfer (2015). Le projet Adagram a produit la première analyse grammaticale de Kam (Lesage 2020).

01-12-2016-groupwork 16-06-2017-babangida 25-12-2016-solomon 23-12-2016-muhammad

Tope Olagunju et Bitrus Andrew ont commencé le projet sur le kam avec une enquête lexicale et grammaticale qu'ils ont menée en juillet 2016 (Idiatov et al. 2017). De 2016 à 2020, Jakob Lesage a travaillé avec la communauté Kam pour collecter plus de données et de textes naturels qui ont enrichi et élargi l'analyse. Il a soutenu sa thèse de doctorat le 25 juin 2020. De nombreuses personnes de la communauté Kam ont contribué au projet, toutes mentionnées dans la section « Acknowledgements » de Lesage (2020).

22-05-2017-finshongb-song 04-01-2017-palace-chief 06-12-2016-chief

Les principaux informateurs Kam étaient Isa Sarkin Dawa, Babangida Audu, Rahab Garba Precious, Danjuma Bello, Garba Abubakar Bako, Muhammad Bose Yuguda, David Duwasam Mamuda, David Mark, Adamu S. Baka et Jauro Babangida Tukura. Àyí bár nyí íbārī hár nyí íbārī bár í! Il a été gracieusement accueilli à Sarkin Dawa par Isa Sarkin Dawa, Jauro Babangida Tukura et Babangida Audu. À Jalingo, il a été accueilli par Son Altesse Royale Maigandi Kaigama, M. AD Usman, Hassan Jaae, Ibiem Abraham Msugh, Madame Ruth Paul, CAN Secretariat et le Diocèse de Jalingo.

Réferences: